31.12.06
Bonne Année 2007 !
29.12.06
Nuclear Daydream
"Nuclear Daydream" de Joseph Arthur comme 12 chansons à signes dans mon décembre. Le noyau atomisé, la femme que je serai, la frime, la fête vide et la pince à la nuque au matin quand j’ai dormi l’épaule dans la ligne de démarcation.
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes comme 156 pages d’une expérience idoine que j’aurais voulu écrire si j’avais eu le talent de son culot à défaut d’avoir choisi la poésie des mots, l’ombre et la brume chinoise plutôt que les clous et les tatouages. Sister.
Me reposer de l’amour si convaincu, si conquérant dans sa réserve silencieuse et me transformant en or, en raison du bonheur dans le quotidien dévasté par le choix et maintenant la suspension irréductible à la réponse et à l’écho à fournir en échange et dans quelle épaisseur dans le capitonnage de ma vie ? Ce n’est pas parce que ma vie est un peu vide que je te la voue. Ce n’est pas parce que je me suis appauvrie que je suis misérable, privée de l’automobile mais pas de la liberté d’aller et de renoncer aux retours sur répétition, comme cela, au prix de cet arrangement où je suis celle qui dicte.
Je cherche un autre pouvoir et quand je l’aurai trouvé je ne mettrai plus de gants.
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes comme 156 pages d’une expérience idoine que j’aurais voulu écrire si j’avais eu le talent de son culot à défaut d’avoir choisi la poésie des mots, l’ombre et la brume chinoise plutôt que les clous et les tatouages. Sister.
Me reposer de l’amour si convaincu, si conquérant dans sa réserve silencieuse et me transformant en or, en raison du bonheur dans le quotidien dévasté par le choix et maintenant la suspension irréductible à la réponse et à l’écho à fournir en échange et dans quelle épaisseur dans le capitonnage de ma vie ? Ce n’est pas parce que ma vie est un peu vide que je te la voue. Ce n’est pas parce que je me suis appauvrie que je suis misérable, privée de l’automobile mais pas de la liberté d’aller et de renoncer aux retours sur répétition, comme cela, au prix de cet arrangement où je suis celle qui dicte.
Je cherche un autre pouvoir et quand je l’aurai trouvé je ne mettrai plus de gants.
24.12.06
Hosanna

Julia Margaret Cameron
Hosanna - 1865.
(...)
Pourtant l'amour est le berceau.
Il nous appelle, il nous dépouille.
De l'un par l'autre, il nous fait naître.
Toujours avance, toujours au centre.
Son empire ne pouvait pas finir.
Il nous embrase et nous entraîne.
Il nous poursuit et nous consume.
Il se détourne, en atteint d'autres.
Bien plus ravage quand il n'est plus.
(...)
André Frénaud
Extrait de "Noël Interdit" 1958-1959
16.12.06

Max Beckmann
Les acrobates de l'air
1928
Rêves
Poser sa tête sur un oreiller
Et sur cet oreiller dormir
Et dormant rêver
A des choses curieuses ou d'avenir,
Rêvant croire à ce qu'on rêve
Et rêvant garder la notion
De la vie qui passe sans trêve
Du soir à l'aube sans rémission.
Ceci est presque normal,
Ceci est presque délicieux
Mais je plains ceux
Qui dorment vite et mal,
Et, mal éveillés, rêvent en marchant.
Ainsi j'ai marché autrefois,
J'ai marché, agi en rêvant,
Prenant les rues pour les allées d'un bois.
Une place pour les rêves
Mais les rêves à leur place.
Robert Desnos
"Destinée arbitraire"
1936
15.12.06
Comme une mise au point
Mais ce n'était pas cette vie. Je pensais pouvoir, les enfants, une maisonnée, ses satisfactions et ses devoirs. J'ai échoué, à n'être pas moi je suis devenue sèche. Je t'ai confié à l'évidence de celle qui était au bout du ruban que nous avons dénoué, à celle qui se te tenait là à t'aimer, à être aimée de toi, quand même, depuis tout ce temps. Il est heureux que ce soit elle, vraiment, et puis je le savais. Alors, tout est bien et l'histoire est très belle.
Maintenant mon autre vie de femme faite de je ne sais pas encore, et avoir et voir un homme, amant quand vient le désir et de ne partager que ce qui nous plaît. Aujourd'hui je ne veux plus rien d'officiel, ni d' être légitime, installée dans le matériel et dans un temps donnés. Je caresse l'absence et le manque, si tu es là c'est bien. Si tu n'es pas là, la vie est belle aussi.
Je fais ce rêve l'autre nuit : au bout de la course du taxi qui m'emmène, l'océan. Je suis arrivée sur une plage, il fait beau et chaud, c'est la fin d'une après-midi d'été. Je suis nue sur le siège arrière, mon sexe est glabre comme celui d'une petite fille et le chauffeur me regarde, lubrique, dans le rétroviseur. Je ne donne pas d'argent, je suis une enfant, je pousse la portière et pose mon pied gauche dans le sable, ensuite je m'en vais.
Petite enfant coupable, j'aimais follement la belle femme du Crazy Horse dessinée dans l'Officiel des Spectacles. Je m'érotisais sur son image. Ensuite je me suis enfouie d'être une de ces filles libres et franches, qui font ce qu'elles veulent de leur corps et de leur vie. J'ai pris le masque de la norme. Mais il faut bien l'avouer enfin, j'aime bien les filles un peu putains.
Je rêve de Virginie Despentes. Alors que je quitte une fête, elle glisse dans ma poche un papier plié en quatre. Je l'ouvre, y découvrant un beau croquis de femme, au verso elle a griffonné le nom de son nouveau blog et le code pour y accéder. Il y a aussi marqué : reste. Je suis troublée et j'ai peur.
Maintenant mon autre vie de femme faite de je ne sais pas encore, et avoir et voir un homme, amant quand vient le désir et de ne partager que ce qui nous plaît. Aujourd'hui je ne veux plus rien d'officiel, ni d' être légitime, installée dans le matériel et dans un temps donnés. Je caresse l'absence et le manque, si tu es là c'est bien. Si tu n'es pas là, la vie est belle aussi.
Je fais ce rêve l'autre nuit : au bout de la course du taxi qui m'emmène, l'océan. Je suis arrivée sur une plage, il fait beau et chaud, c'est la fin d'une après-midi d'été. Je suis nue sur le siège arrière, mon sexe est glabre comme celui d'une petite fille et le chauffeur me regarde, lubrique, dans le rétroviseur. Je ne donne pas d'argent, je suis une enfant, je pousse la portière et pose mon pied gauche dans le sable, ensuite je m'en vais.
Petite enfant coupable, j'aimais follement la belle femme du Crazy Horse dessinée dans l'Officiel des Spectacles. Je m'érotisais sur son image. Ensuite je me suis enfouie d'être une de ces filles libres et franches, qui font ce qu'elles veulent de leur corps et de leur vie. J'ai pris le masque de la norme. Mais il faut bien l'avouer enfin, j'aime bien les filles un peu putains.
Je rêve de Virginie Despentes. Alors que je quitte une fête, elle glisse dans ma poche un papier plié en quatre. Je l'ouvre, y découvrant un beau croquis de femme, au verso elle a griffonné le nom de son nouveau blog et le code pour y accéder. Il y a aussi marqué : reste. Je suis troublée et j'ai peur.
8.12.06
Un livre, des liens...

Edité par Gallimard.
"Chronique commencée le jour où Berlin vit pour la première fois la guerre dans les yeux"
A lire absolument !
Quelques bons liens vers des blogs musicaux, petite contribution clandestine à La Blogothèque:
XXXRockRula
Loronix
Musik Non Stop
Lagrimas Psicodelica
Br-instrumental
1.12.06

Vassily Kandinsky
Peinture avec un archer
1909.
J’implose face à l’écran mais rien ne vient de cet attablement.
Ce matin était différent. J’avais cessé de me nourrir de ma colère, brouet clair, bouillie de ton martyr, des déchirements domestiques et de la liquidation souffreteuse des thésaurisations conjugales, tout cela ne pesait plus rien.
Et le ciel était presque bleu. Je m’attachais à nos parloirs réussis, à nos seules nuits noires, je m’attachais aux plaines où le regard porte, Bercy, Ivry à droite, à gauche les îles et la cathédrale empêtrée dans ses pattes.

