23.7.05
Vacances
21.7.05
I have PMS an I have a gun

Friedensreich Hundertwasser
Venus inside Babel - 1975.
Anéantie par le spm, j’ai oscillé entre l’envie d’abattre froidement des gens dans le métro, de partir sur un coup de tête m’installer définitivement en Arles, où, comme une authentique arlésienne, je serais restée introuvable, ou bien me faire une nuit punk avec option consommation excessive de drogues et d’alcool. Ce truc là me surprend à chaque fois. Il faudrait en cocher les jours sur mon agenda rouge et prévenir les proches. Madame ne reçoit personne. On tournait alors les talons en touchant son chapeau et on attendait que la bourrasque passe. C’était la classe.
Après ce message à caractère informatif très intéressant,
je vous présente mes nouveaux copains de l’été filmés ici et là.
14.7.05
Fête nationale
11.7.05
Bandi, bandi

Robert Capa - Picture Post - 1938.
J’aime par une belle journée comme celle-ci partir en mission à travers le Marais et le Sentier pour récupérer un dossier important pour l’agence. Dans le fracas des livraisons du lundi matin et des travaux estivaux, je passe d’un trottoir ombragé à l’autre fuyant la surchauffe du bitume et celle de mes godillots de sécurité, ceux que j’avais acheté pour travailler à l’atelier d’encadrement. J’aime passer devant cette multitude de grossistes et de show-rooms affichant « Pas de vente au détail » (mais si vous voulez payer en espèces, y’a pas de problèmes), la marchandise bon marché dégueule jusque sur les trottoirs et les vitrines de bijoux fantaisie me donnent envie d’ouvrir un petit commerce de babioles jolies. J’emprunte la rue Saint-Denis que je déteste avec ces kebabs crasseux, ses sex-shops infâmes vendant des caresses en promotion et des tenues de chiennes, ses boutiques de fringues moches, toutes les mêmes, et leurs vendeurs gominés racolant le passant. Je croise des toxicos échoués à la porte de l’église et l’un d’eux me tend son regard délavé et sa main aux ongles endeuillés, gonflée par l’œdème et il me dit oh, je crois que je suis perdu dans ma tête. Je lui réponds qu’il peut aller à la réunion des Narcotiques Anonymes qui se déroule dans l’une des salles de réunion de l’église et que ça pourrait l’aider. Je lui donne la pièce et une clope aussi. J’ai passé un week-end à ne pas trouver ma place dans l’espace ni le temps. Je n’ai rien écrit, je n’ai même pas parcouru les blogs, je suis à peine sortie, j’ai passé une grande partie de mon temps à feuilleter l’énorme bouquin de photos de guerre de Capa et à fouiller dans mon iconographie à la recherche d’un coup de foudre visuel.
J’ai préparé le sac du fiston pour son petit Séjour Aventure de trois jours organisé par des animateurs québécois dans une forêt d’Ile de France. Il devrait y apprendre à vivre comme un amérindien ou comme un trappeur et dormir dans un tipi. Ce matin, nous étions contents de nous défaire l’un de l’autre, nos présences nous pèsent mutuellement, une petite absence sera bénéfique et apaisera nos nerfs en pelote et mon sentiment d’être continuellement à son service et à sa disposition, sentiment récurrent chez moi lorsque je fatigue d'être mère, sentiment qui me donne envie de fuir et aussi de mourir un peu.
6.7.05
JO 2012 - Ita misse est - 2
5.7.05
Fonds d'éprouvettes
Baigneurs, bords de l'Yerres
Gustave Caillebotte - 1878
J’ai le cœur en marmelade cette semaine, je suis fatiguée. Mon frère s’est joliment et simplement marié et moi j’ai failli divorcer. Il s’en faut toujours de peu pour que la vie ne se barre en brioche. Le voyage au Brésil, ça sera pour une autre fois, partir ainsi est moins simple que je ne l’imaginais. Mais c’est sans regret. Dimanche, un peu secouée, j’ai erré avec une amie dans cette brocante surchauffée étalant ses oripeaux et ses trésors le long du canal Saint-Martin. J’avais envie de m’évanouir et de tomber dans l’eau verte. Mais ce n’était plus nécessaire puisque nous nous étions réconciliés.
Sinon, comme chaque été, nous avons droit au marronnier « Emmanuelle Béart posant à poil dans Elle », lèvres et seins refaits. Moche. Mais ça n’engage que moi.
Sinon, je rêve d’une grande campagne de prophylaxie sanitaire orchestrée conjointement par la RATP et les grandes marques de nettoyants corporels, de déodorants, de dentifrices et autres lessives parfumées. Je rêve d’une grande campagne demandant clairement et instamment aux usagers des transports en commun DE SE LAVER TOUS LES JOURS (et même deux fois par jour en période de canicule) ET DE PORTER DES VETEMENTS PROPRES. Parce que le genre français shlingue et que nous méritons, oh combien, notre réputation internationale de gens sales.
Sinon, demain soir c’est Fight Pod.


